review “Crazy zoo

Aujourd’hui, je vous présente “Crazy zoo” qui est publiée au éditions Delcourt/Tonkam. Ce manga est écrit et dessiné par un mangaka que vous connaissez bien — Kohei Horikoshi — le dessinateur à succés de “My Hero Academia”.  “Crazy zoo” a été quand à lui publié avant.

Nous suivons l’histoire de Hana Aoi, jeune lycéenne qui a la particularité d’être une grande gaffeuse. Elle cherche un travail saisonnier et  tombe sur un emploi en tant que gardienne de zoo. Elle postule à l’offre d’emploi et à la grande surprise générale le directeur du zoo est un lapin-humain et se prénomme Shinra.

Ce fameux zoo a pour nom le zoo Oumagaki, et le but de ce zoo est de devenir le numéro 1 mondial, afin de lever la malédiction de Shinra. Quand il était petit il jouait a pourchassé un lapin est un esprit en forme de lapin la transformer. Une fois l’entretien d’embauche terminé Hana a eu son poste de gardienne et a la fermeture du zoo, elle a une grande surprise les animaux qui y habitent a la fermeture du zoo se transforment en humain. Et c’est là que l’aventure du Zoo Oumagaki commence.

Pour ceux qui sont fan de petites histoires je vous la conseille, surtout que l’on parle de l’auteur de MHA, elle fait trois arcs narratifs. On a la chance d’avoir en plus le one shot de la série, le chapitre qui a servi de base pour la “sériealisations”. Donc foncé sans aucun problème. 

Alexi

review “Le pire guide du japon

Aujourd'hui, ce n’est pas une BD à proprement parler que je vais vous présenter (bien que cet ouvrage contient quelques planches) mais plutôt un «guide touristique».

“Le pire guide du Japon” de Cyprien Iov, édité chez Link Digital Spirit est sorti le 22 janvier 2026.

Ce guide contient des anecdotes de l’auteur ou de son entourage, des points d’intérêt et d’autres qui le sont moins, des conseils, un peu de lexique, des photos, des planches de BD humoristiques et autres informations.

C’est vraiment assez drôle à lire et en même temps, plutôt émouvant par moment. À travers ces pages, on sent à quel point l’auteur est passionné par ce pays et sa culture (le nombre de voyages qu’il y a faits est probablement un indice aussi). Il mentionne également deux de ses court-métrages sur le Japon, « Minori » et « Fujisan », que j’ai plutôt appréciés et que je vous invite donc à découvrir sur Youtube (et comble du bonheur, c’est gratuit et pas hyper long).

Bien que ce ne soit pas le guide ultime (l’auteur le dit lui-même d’ailleurs), il est néanmoins très intéressant et il se lit vraiment facilement. Je me suis délectée de découvrir un peu plus ce pays à travers cet ouvrage. Le Japon est déjà un territoire que je rêve d’explorer, et cela m’a encore plus donné envie d’y voyager un jour.

Aller, matane (À bientôt).

Marie

review “Les naufragés du temps” - cycle Forest & Gillon - tome 1 à 4

Aujourd'hui, je vous propose une plongée dans cette saga culte de Paul Gillon (dessin) et Jean-Claude Forest (scénario initial).

Ce chef-d’œuvre de la science-fiction française - diffusé pour la première fois par Hachette en 1964 a été réédité par Glénat (et recolorisé) en 2009 et rend hommage au trait chirurgical et à l’érotisme de Paul Gillon. 

Là où d’autres auteurs de science-fiction de l’époque (comme Moebius) plongeaient dans l’abstraction ou le psychédélisme, Paul Gillon a lui maintenu une rigueur graphique absolue. Gillon possédait une technique de dessin académique d’une précision rare. Ses personnages ont une présence physique réelle. Les proportions sont parfaites, ce qui rend les situations fantastiques d’autant plus crédibles. Son travail des perspectives (vaisseaux ou des cités labyrinthiques) ainsi que sa gestion de la profondeur est monumentale, donnant un aspect cinématographique à chaque planche.

Le “premier cycle”, co-produit avec Jean-Claude Forest se déroule sur quatre album.

1. “L’Étoile endormie”. Une introduction magistrale où l’on y découvre notre héro, Christopher Cavallieri, réveillé de son hibernation spatiale après mille ans. Le contraste entre son humanité “du XXe siècle” et la folie galactique de 2990 est saisissant. Jean-Claude Forest pose les bases d’un univers complexe et onirique.

2. “La Mort sinueuse”. L’intrigue s’épaissit autour de la recherche de Valérie, la compagne de Christopher. Paul Gillon commence à affirmer son style ; des décors baroques et des créatures organiques terrifiantes. L’ambiance devient plus sombre et oppressante.

3. “Labyrinthes”. Un tome pivot qui joue sur la psychologie. Le titre n’est pas seulement physique, il est mental. Les jeux de pouvoir entre les différentes factions galactiques se précisent, et l’érotisme cher aux auteurs se fait plus présent, sans jamais être gratuit.

4. “L’Univers cannibale”. Peut-être l’un des titres les plus évocateurs. La menace des “Trass” (des rats avec des ailes) atteint un sommet de tension. C’est ici que la virtuosité de Gillon explose littéralement.

Ce “Space opera” fait partie des classiques de la bande dessinée SF française, au même titre que “Le Vagabond des Limbes”, “Les Pionniers de l’Espérance” ou “Valérian, agent spatio-temporel”.


À bientôt pour le “second cycle”, Ludwig.

review “Jojo’s bizarre adventure : Diamond is Unbrakable

En avant pour la partie 4 de Jojo. La famille Joestar s’est complètement confondue dans le paysage japonais, abandonnant au passage leur nom de famille si emblématique. C’est donc accompagné d’un vent de fraîcheur en la présence de Josuke Higashikata jeune déliquant évoluant dans la ville de Morioh (ville fictive) que l’on suit cette nouvelle partie qui va s’attarder contrairement au trois parties précédentes à la vie bien rangée, presque classique des habitants de la ville et leur train-train quotidien, quelque peu perturbé par l’arrivée de nombreux manieurs de Stand et la présence d’un tueur en série qui assassine des jeunes femmes. 

J’ai personnellement adoré cette partie et le côté «huit-clos», se limitant à une seule et unique ville est extrêmement rafraîchissant après 3 parties riches en voyages et escapades. Je pense qu’ Araki a traité sa ville fictive comme un véritable personnage de l’histoire. Ainsi nous découvrirons ses quartiers, ses lieux emblématiques, ses légendes urbaines, et les différentes aventures vécues par nos héros contribueront encore un peu à la richesse de cette ville et à son côté étrange et hors du temps. C’est donc assez marrant de voir nos héros arpenter les rues et ruelles (d’avoir l’impression de connaître la ville aussi bien qu’eux) pouvant à chaque coin de rues, rencontrer un obstacle plus ou moins dangereux ou déterminant. 

Avec toute la bande à Josuke, composée principalement de lycéens, le côté «shônen» prédomine dans cette partie et ceux qui appréciaient la tragédie dans l’œuvre et les morts inattendus de héros seront un peu déçu même si le ton reste assez adulte et parfois cru, notamment avec le personnage de Kira Yoshikage, le tueur en série, plus humain que jamais et d’autant plus terrifiant qu’un Dio Brando ou autre homme du pilier. 

J’ai également apprécié que Josuke ne crève pas autant l’écran que le Jotaro de la partie 3 et se fasse même parfois piquer la vedette par un second couteau, même si cela reste assez sage à ce niveau, Josuke restant tout de même le héros de l’arc à n’en point douter avec ses capacités assez abusées, son courage et son intelligence à toute épreuve. Mais en la personne de Koichi et Rohan, on découvre cette volonté de l’auteur de créer des «deutéragonistes» solides et centraux que l’on retrouvera dans la partie 5 ou 7. 

Le scénario se suit très bien et peut se scinder en deux, avec d’abord l’arrivée de la flèche, créatrice de Stand, responsable de la prolifération des manieurs dans la petite ville puis la traque du tueur en série, le tout agrémenté de petites aventures journalières, permettant d’introduire de manière plus ou moins adroites (ou utiles) de nouveaux personnages et stands. 

 Un petit mot sur les combats et les stands. Ils sont plus cérébraux que dans Stardust Crusaders et les stands étant une projection de l’esprit, c’est bien l’esprit, l’intelligence qui seront au centre de ceux-ci. Les héros ne cesseront d’user d’ingéniosité niveau «QI 260» pour battre des adversaires parfois plus forts qu’eux, à la limite du « what the fuck ? » Cela apporte encore une fois un vent de fraîcheur sur cette série qui finalement en avait bien besoin, de quoi rebondir sur une nouvelle trilogie, explorant d’autres aspects du monde qui nous entoure et de la vie en générale et c’est cela la grande richesse de Jojo’s Bizarre Adventure. 

Vous l’aurez compris, la puissance évocatrice de l’œuvre monte encore d’un cran (culminant ?). Les idées fourmillent dans la tête d’Araki qui tente de se renouveler sur de nombreux points (combats, traitement des personnages, enjeux, cadre, mythologie) tout en ne perdant pas le lien avec les parties achevées, pour ne pas perdre le lecteur. 

C’est du bonheur à lire. Victor

review “La magie des Automates”

Aujourd’hui, nous revoici avec une nouvelle review. Celle-ci met  en lumière une jeune  mangaka française que nous voulions inviter à notre dernier festival en la personne de RGC. 

Nous suivons l’histoire de Becky margrave. Le jour du réveillon de Noël, elle est envoyée par sa tante Mirabelle d’aller chercher dans une boutique le cadeau de sa sœur. La boutique en question s’appelle « la boutique aux milles jouets ». Une fois trouvée elle rentre pour demander sa commande. Et tout a coup intriquée elle suit un singe automate, elle se retrouve dans le monde des automates et continue de suivre le singe. Elle se trouve dans une sorte de train et se termine çà course dans une pièce. Une fois dans cette pièce elle se remet en question. Et tout a coup une fois revenu à elle la commande était prête.

Je vous conseille vivement ce manga car il a énormement de potentiel et nous laisse imaginer une suite qui pourrait nous surprendre. J’ai été agréablement surpris en le lisant. Son style de dessin est propre et va s’améliorer encore plus avec le temps. 

Alexi

review “Rockabilly

Si vous cherchez une BD qui ne se contente pas de raconter une histoire, mais qui possède sa propre bande-son intérieure, « Rockabilly » est un incontournable. Cette Bd est publiée chez Daniel Maghen avec Rodolphe au scénario, et Christophe Dubois au dessin  nous livrent ici bien plus qu’une biographie romancée ; c’est aussi un voyage dans les tréfonts de la société amécaine des années 50.

Rodolphe, grand amateur de musique, évite les pièges du documentaire classique. Il tisse une narration fluide qui capture l’essence même d’une époque charnière. On y suit l’ascension de jeunes loups aux cheveux gominés, entre espoirs de gloire et réalité sociale brute. Le récit est empreint d’une mélancolie douce-amère qui rend les personnages profondément humains et attachants.

Le trait de Christophe Dubois est le complément parfait aux mots de Rodolphe. Son style, à la fois élégant et légèrement rétro, parvient à retranscrire : l’énergie des scènes de concert ; l’ambiance des « diners » ; les couleurs et les décors qui nous plongent immédiatement dans cette esthétique vintage si iconique et l’expressivité des visages que l’on ressent chaque doute et chaque étincelle de passion chez les protagonistes.

Pourquoi il faut la lire ?

C’est une lecture super agréable et authentique. Que l’on soit un fan inconditionnel d’Elvis, de Buddy Holly, ou simplement un amateur de belles histoires humaines, on ressort de cet album avec une envie irrépressible de ressortir ses vieux vinyles. C’est un hommage vibrant à la liberté, à la jeunesse et à cette musique qui a changé le monde.

Pour conclure : un album « classe », qui se lit comme on écoute un bon vieux 45 tours : avec nostalgie et un plaisir immense. Pour info, le “Rockabilly” est techniquement une fusion entre le “Rock ‘n’ roll” et la musique “Hillbilly” (une forme de country).

Ludwig

review “Jojo’s bizarre adventure : Phantom blood

Aujourd’hui, on commence avec un manga de plus de 130 tomes et qui a près de 40 ans d’existence. C’est le manga le plus étrange, changeant et fascinant jamais créé par Hirohiko Araki.

Pour couvrir cette 40e année, je vous propose de nous pencher sur chaque partie de ce manga - c’est-à-dire, de la 1er à la 9e - et de vous livrer mon avis sur ces dernières. 

Nous commençons donc par “Phantom Blood” dont le premier chapitre est sorti le 1er janvier 1987 dans le “Weekly Shônen Jump”. Cette partie qui est la plus courte pose les bases de la saga. On découvre la fameuse lignée des Joestar par l’intermédiaire de Jonathan, jeune aristocrate dont le quotidien va être bouleversé par l’arrivé d’un jeune homme, Dio Brando issu de la misère, qui deviendra son frère adoptif. Dio se révèle très vite cruel et rongé par l’ambition et est prêt à tout pour récupérer la fortune familiale. 

Plus tard, un artefact étrange débarque, un masque de pierre conférant des pouvoirs spéciaux  a celui qui osera le porter…La transformation de Dio peut commencer et la malédiction des Joestar se mettre en place. 

Cette partie en cinq volumes seulement n’est pas avare en intrigues et rebondissements. Personnellement j’adore l’esprit décalé, kitch des premières parties qui assument leur côté « bourrin »  avec la musculation démesurée (très old school aussi) des personnages principaux mais n’oubliant pas d’y intégrer une bonne dose d’excentricité et de bizarrerie comme avec ces poses devenues légendaires qui difforment la silhouette de nos héros. La simplicité de l’intrigue, fleurtant avec les nanars, est cependant enrichie par la relation complexe qui se noue entre Jonathan et Dio ainsi que les combats, utilisant une technique d’énergie vitale « l’onde » qui se révèle assez intrigante et proposant des duels autant physique de cérébraux. 

Tout va assez vite mais on a le temps de s’attacher aux personnages car l’auteur prend un soin tout particulier à soigner la caractérisation de chacun, je pense à “Zeppeli”, même ceux des antagonistes mineurs, qui bénéficient aussi d’un chara design plus qu’évocateurs. On a même le droit à des petites références à l’histoire et au folklore anglais.

“Phantom Blood” est donc une partie quasi parfaite posant les bases de l’univers tout en étant très accessible. Le récit simple mais décalé fonctionne très bien et on a hâte de découvrir les héritiers de Jonathan Joestar dans la suite « Battle Tendency ».

review “Star Wars : Vador Abattu

Aujourd’hui, on poursuit dans les réédition d’histoires “Star Wars” au format style “poche” (15 x 23 cm) de Panini Comics. 

 

Paru en septembre 2025, ce crossovers est souvent cité comme l’un des meilleurs de l’ère “Marvel moderne” ; il mélange les personnages de la série principale “Star Wars” de Jason Aaron et de la série “Darth Vader” de Kieron Gillen. 

 

La réédition de 2025 met en valeur le travail de Mike Deodato Jr. qui rend Vador massif, sombre et terrifiant et Salvador Larroca qui assure une fluidité des visuelles. 

 

L’histoire se déroule entre l’Épisode IV et l’Épisode V. Dark Vador, lancé à la recherche de Luke Skywalker, se retrouve piégé sur la planète Vrogas Vas après un combat spatial épique. Il se retrouve seul, à pied et face à trois légions entières de l’Alliance Rebelle. Et c’est la le point fort du comics. On sort du Vador “second couteau” de l’Empereur pour voir la machine de guerre ultime. Le récit montre comment un seul Sith peut annihiler une armée grâce à sa maîtrise de la Force et son génie tactique. C’est jubilatoire, sombre et impressionnant. Le rythme est haletant. Une fois que Vador touche le sol, l’action ne s’arrête pratiquement plus jusqu’à la dernière page. 

On retrouvera également le trio classique : Luke, Leia et Han ; un  duel entre Droïdes et le Docteur Aphra. 

 

“Vador Abattu” est la lecture parfaite pour quiconque veut comprendre pourquoi Dark Vador est le méchant le plus craint de la galaxie. C’est un récit complet, accessible même si vous n’avez pas lu les 50 numéros précédents, et visuellement très solide. Et tout cela pour seulement 7,99 €. 

review “Mashle”

Aujourd’hui, à quelques jours du réveillon, nous allons parler du manga Mashle édité  par Kaze/Chrunchyroll manga. Ce titre est découpé en 18 tomes (Hé oui). Hajime Komoto est le jeune scénariste et dessinateur qui réalise ce manga. Il a été publié au Japon dans le “Weekly Shonen Jump” entre janvier 2020 et juillet 2023. 

Pour débuter, on peux vous dire que cette histoire est composée de 5/6 arcs narratifs. Dans cette série, nous suivons les aventures de Mash, expert en musculation dans un monde de magie. La particularité de ce personnage, cest qu’il est démuni de pouvoir magique depuis sa naissance. (Ce qui fait de lui - dans ce monde - un rebut de la société). 

Par conséquent, son objectif principal est d’être élu divin pour pouvoir vivre une vie paisible avec son père. C’est pour cela qu’il a va à l’académie Easton - la plus réputé - pour pouvoir réaliser son objectif. Cette académie est composé de trois dortoirs : Adler, Land, Orca. Mash est recruté dans le dortoir de Adler. 

Afin d’être élue divin, il doit récupérer des pièces d’or, et pour cela, il faut être un bon élève et réussir des activités extra-scolaires. Au fur et à mesure de l’histoire, un autre objectif se dresse devant lui, celui de vaincre Innocent zéro. (On vous laisse lire le manga pour découvrir Innocent zéro). Autre particularité, les mages de ce monde ont des marques sur le visage selon leurs puissance. 

En conclusion, on aime le rythme et l’ l’humour de ce manga. Si vous aimait les combats “Mashle” est fait pour vous, ce qui fait qu’on ne voit pas le temps passé en le lisant. Ne me peux pas s’empêcher de penser à “Harry Potter” avec ça cape de magicien et à “One-Punch Man”, mais on vous laisse découvrir pourquoi.

Donc avant les fêtes, foncé le lire, vous ne le regrettez pas. 

review “Blake et Mortimer « La Menace Atlante”

 Aujourd’hui on parle d’un classique revisité avec la 31e aventure du capitaine Francis Blake et du professeur Philip Mortime dans “La Menace Atlante”.

Cette nouvelle opus est réalisé par le duo de la BD franco-belge, Peter Van Dongen (dessin) et Yves Sente (scénario). Yves Sente, scénariste habitué de la série, tisse ici une intrigue complexe (peut-être un peu trop) mais qui s’inscrit parfaitement dans l’héritage d’E.P. Jacobs. Il réalise ainsi la suite du passionnant album (édité en 1957) d’Edgar P. Jacobs « L’Énigme de l’Atlantide » paru en premier lieu dans le “Journal de Tintin” (1955/56).

L’aventure commence par des morts suspectes, entraînant nos deux héros dans des enquêtes séparées. Le récit parvient à lier le réalisme d’une enquête digne du MI5 et la dimension spectaculaire e la science-fiction chère à la série. Les ingrédients classiques sont là : complots, rebondissements savamment dosés, et l’inévitable présence du machiavélique Olrik, toujours aussi parfaitement méchant.

Le suspense est bien mené et l’ambiance “So British” est immédiatement palpable dès le debut de l’album avec ses scènes londoniennes. L’album est plaisant et les puristes aimeront la fameuse “abondance de texte” propre au genre.

Peter Van Dongen conserve le style de Jacobs. Les planches sont soignées et le dessinateur fait preuve d’une grande maîtrise, notamment dans la composition des cases et du traitement des paysages. On peut néanmoins avec l’impression que les personnages manque un peu de dynamisme. 

Globalement j’aime l’idée du scénarion qui s’appuye sur l’œuvre originale tout en y apportant une touche de modernité. Pour conclure, je pense que ce 31e tome ravira les fans. Tout y est pour retrouver avec plaisir le savant mélange de mystère et d’aventure qui fait la force intemporelle de Blake et Mortimer.

review “Echolands 1”

Nous voici avec un petit bijou graphique réalisé conjointement par W. Haden Blackman (scénario), J. H. Williams III (dessin) et par Dave Stewart (couleurs). Ce comics a été publié chez Image Comics aux États-Unis et adapté en français par Panini Comics en juin 2023.
Il a notament récu le Prix Comics de la Critique ACBD en 2023 saluant à la fois la créativité narrative et l’inventivité visuelle.

Première remarque, le format, horizontal (à l’italienne), est exploité avec brio : les doubles pages panoramiques, plans cinématographiques, et l’agencement fluide des cases offrent une expérience immersive inédite. Cette mise en page permet de déployer des styles graphiques varient – art déco, pulp, science-fiction, fantasy, imagerie Jack Kirby…  – et chaque univers se distingue visuellement tout en restant narrativement cohérent.

Pour le scénario, l’intrigue suit Hope Redhood, une voleuse qui dérobe une pierre précieuse au puissant sorcier Teros Demond. Elle zigzague ensuite dans un monde où technologie et magie cohabitent, traquée par la fille de Demond. L’univers foisonne de créatures hybrides, mythologies croisées et références multiples, mais sans jamais sombrer dans l’ésotérisme.le récit s’appuie sur des interludes, extraits de journaux et l’oracle, (que j’apprécie particulièrement) vient enrichir discrètement la trame et maintenir le rythme. Le rythme semble parfois frénétique, mais les graphismes compensent largement en conservant captif le lecteur.

Pour conclure, “Echolands (1)” est pour moi, une expérience unique, un chef-d’œuvre graphique, qui permet la fusion entre invention visuelle et narration rythmée. Si vous êtes en quête de bande dessinée (ou comics) qui redéfinit les frontières ds ces deux médiums, ce titre est un incontournable – d’autant qu’on le trouve actuellement en neuf à 20 euros.

review “Soul Liquid Chambers”

Aujourd’hui on vous parle d’un manga en 3 tomes intitulé “Soul Liquid Chambers”, écrit, et dessiné par Tamaki Nozomu et édité chez nous chez Noeve Grafx.

Nous suivons les aventures d’Émile qui est un guide dans un monde post-apocalyptique bourré de monstres et de zombies en tout genre. Sa mission, guider les touristes qui sont à la recherche de sensations fortes, dans des endroits sécurisés, mais dangereux. Un jour par le plus grand des hasards, il fait la connaissance de Lotte, une jeune fille bien mystérieuse, et se retrouve impliqué malgré lui dans la quête de cette fille (Lotte) qui est partie à la recherche de son père afin d’avoir des explications sur son passé.

L’histoire se déroule en 4 arcs narratifs, mais on voit que l’auteur prend le temps de mettre l’histoire en place. Le récit est assez bien développée et prenante. Je conseille ce manga à ceux qui sont fan de petites séries. À noter, à la fin de l’histoire, il y a des pages exclusives pour la sortie française.

Preview “Ichi The Witch”

Aujourd’hui, on vous parle d’un Shonen manga qui sort en version française l’année prochaine aux éditions ki-oon. Son nom “Ichi The Witch” (Madan no Ichi) écrit par Osamu Nishi et dessiné Shiro Usazaki.

Il y a bien longtemps, l’humanité découvrit d’étranges créatures magiques appelées Majiks. Pour obtenir leurs pouvoirs, il faut réussir une épreuve imposée par la créature elle-même. Si les hommes sont incapables d’utiliser la magie, une femme capable de capturer et de dompter un Majik reçoit le titre de sorcière et acquiert la faculté de libérer sa puissance. Dans ce monde, les sorcières doivent traquer leur magie ! Au plus profond de la forêt, le terrifiant roi de la magie et la plus puissante des sorcières se livrent un combat mortel. Mais soudain, un jeune garçon rejoint la bataille. Nous suivons donc Ichi, un chasseur tout à fait ordinaire, qui par le plus grand des hasards va se retrouver avec des pouvoirs magiques qui le transforme en sorcier et qui va bouleverser ce monde magique.

Merci l’éditeur Ki-oon pour le petit fascicule de présentation. Maintenant attendons sagement le 12 février 2026, afin de découvrir cette histoire passionnante (VO en 5 tomes).

review “E-Ratic”

Aujourd’hui, on parle d’E-Ratic, publié en France en juillet 2023 par Black River. On retrouve Kaare Andrews, connu pour son travail sur Spider-Man (dessin et scénario) et Brian Reberau à la mise en couleur.

L’histoire repose sur un concept simple : un ado, des super-pouvoirs… mais seulement 10 petites minutes pour en profiter. 

Nous allons donc suivre la vie d’Oliver Leif, qui vient d’emménager dans une nouvelle ville avec sa famille. Nouvelle ville rime aussi avec nouvelle école ! Oliver devra vite s’habituer à son nouvel environnement car, entre ses camarades et les menaces qui pèsent sur son lycée – voire sur sa ville –, le jeune héros aura fort à faire…
La première chose qui vient à l’esprit, comics en main, c’est forcément : Spider-Man. La ressemblance est frappante, mais elle s’arrête là. Notre héros, qui tient plus du rat que de la gentille petite araignée du quartier, possède des pouvoirs complètement différents, même si certaines utilisations peuvent rappeler le Tisseur.

Avec un concept pareil, les apparitions d’E-Ratic sont évidemment limitées, mais le récit trouve vite des moyens de contourner la règle pour le faire apparaître un peu plus longtemps. Ainsi, la première partie du comics flirte pas mal avec le “slice of life” (anecdotique de vie) et bascule progressivement dans le super-héroïque à mesure que l’intrigue avance. Ce n’est pas un défaut en soi, mais les amateurs d’action pure pourraient rester sur leur faim !
Côté dessin, le trait d’Andrews est vraiment appréciable : rien à redire. On sent tout de suite que ce n’est pas son coup d’essai. Il parvient aussi bien à retranscrire en un clin d’œil la détresse des personnages qu’à livrer des planches super-héroïques efficaces comme on les aime. Dans l’ensemble, la lecture semble destinée à un public jeune. Personnellement, j’ai trouvé que le récit avait un bon rythme et que la lecture était très agréable. Malgré tout, je ne le recommanderais qu’à de jeunes lecteurs, des néophytes, ou à ceux qui veulent une lecture légère sans plonger dans des univers tentaculaires. 

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